LE COUP DE CŒUR DE…

Alexandre Fontaines

EDMUND RUBBRA

La symphonie n° 6, op. 80 (1953-1954)

Sigmund Rubbra, 6e symphonie
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Ma préférence à moi…

Une musique orchestrale claire, affirmée, profonde et d'une poésie peu commune

J’ai découvert la 6e symphonie d’Edmund Rubbra tout à fait par hasard, à partir de cette habitude que j’ai prise de dériver de lien en lien, via YouTube, pour découvrir des musiques qui me sont inconnues. Et ce compositeur m’a interpellé tant sa musique orchestrale est claire, affirmée, profonde et d’une poésie peu commune. Rubbra possède des moyens techniques immenses qu’il ne met jamais en avant dans son œuvre : ils sont mis au service de l’expression musicale avec beaucoup d’humilité, une grande efficacité et un sens parfait de l’à-propos.
Sa palette de couleurs émotionnelles est variée et saisissante. Elle va de la douce mélancolie au mordant de l’humour et traverse un large éventail de sentiments intermédiaires. Elle apporte à la musique « classique » une synthèse unique et personnelle entre les différentes époques de son histoire.

Un sublime mouvement lent

J’attire votre attention sur le sublime mouvement lent, au centre de l’œuvre. Il porte en exergue des vers touchants de Giacomo Leopoldi dont la traduction est :
Toujours me fut chère cette colline solitaire,
Et cette haie qui d’une si grande part
De l’horizon exclut le regard.

Cette œuvre vous a plu ?

Si la 6e symphonie vous a plu, je vous recommande aussi les 5e et 7e symphonies afin de poursuivre cette dégustation…

Alexandre Fontaines

Publication : gdc – 09/04/2020

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