Auditions de piano 2019, cours individuels

AUDITION
de piano
du 23 février 2019

Les enregistrements réalisés par Michel Martinet
sont publiés avec l'autorisation des élèves et de leur professeur Didier Nguyen.

PIANO

Sonatine en Do majeur

Friedrich Kuhlau

C’est le final de la première sonatine de l’Opus 55 qu’on peut entendre ici. Il est interprété par Nicole Benoit.

D’origine allemande, Friedrich Kuhlau (1786-1832) est né près de Hanovre. Fils d’un musicien militaire, il produit ses premières compositions (piano et flûte) dès 1804. En 1810, il se réfugie à Copenhague lorsque Napoléon envahit Hambourg. Fixé au Danemark, Kuhlau y devient musicien de la Cour et fait une brillante carrière de pianiste en Scandinavie. Il se rend à Vienne où il fréquente Beethoven, qu’il admirait. Son œuvre reste considérable malgré la destruction d’un grand nombre de ses manuscrits dans un incendie, à la fin de sa vie. Il laisse également une importante production de musique de scène et de mélodies.

Un Tas De Petites Choses

André Caplet

Il s’agit des deux premières pièces de cette œuvre pour piano à quatre mains parue en 1925. La première pièce, Une Petite Berceuse, est interprétée par Johnny Cruel et Didier Nguyen. La deuxième, Une Petite Danse Slovaque, est interprétée par Nicole Benoit et Éric Meron-Lochet.

André Caplet (1878-1925) remporte le Premier Grand Prix de Rome en 1901 avec sa cantate Myrrha. Il séjourne à la Villa Médicis et voyage en Allemagne. Il débute en 1896 sa carrière de chef d’orchestre au Théâtre de la Porte-Saint-Martin et à l’orchestre Colonne. Deux ans plus tard, en 1898, il est directeur musical au Théâtre de l’Odéon. En 1907, il rencontre Claude Debussy avec qui il se lie d’amitié. Il corrige ses partitions et orchestre plusieurs de ses œuvres. En 1912, il devient chef d’orchestre de l’opéra de Boston dont il sera bientôt le directeur musical. Après la guerre, il se consacre à la composition.

Sonatine

Maurice Ravel

C’est le troisième et dernier mouvement (animé) de la Sonatine que vous entendrez ici.
L’œuvre a été composée entre 1903 et 1905. Après un mouvement lent un peu archaïsant en forme de menuet (il rappelle le Menuet antique) accroché au mode éolien, ce finale se montre joyeux avec un premier thème léger qui se laisse quand même gagner par la nostalgie…

Ravel, qui affectionnait particulièrement La Sonatine, l’a interprétée à plusieurs reprises, notamment au cours de sa tournée de 1928 aux États-Unis.

La 1re des auditions de piano 2019

AUDITION
de piano
du 23 mars 2019

Les enregistrements réalisés par Michel Martinet
sont publiés avec l'autorisation des élèves et de leur professeur Marie-Catherine Berthelot.

PIANO

Bagatelle en La mineur

Ludwig van Beethoven

La lettre à Élise est interprétée par Cécile Fainsilber.
Cette bagatelle a été composée en 1810. Selon une des hypothèses les plus vraisemblables, Beethoven aurait initialement appelé ce morceau Für Therese. Il s’agirait de Therese Malfatti von Rohrenbach zu Dezza que Beethoven demanda en mariage la même année, requête qu’elle a rejetée. Quand l’œuvre a été publiée en 1867, le musicologue Ludwig Nohl, qui l’a découverte, aurait remplacé le titre illisible en Für Elise (Pour Élise). C’était quarante ans après la mort du compositeur.

Improvisation n°13 en La mineur

Francis Poulenc

La pièce est interprétée par Françoise Saillard. Elle a été composée en 1958 et est dédiée à Madame Auguste Lambiotte (famille belge proche de Francis Poulenc), Henri Hell et Édith Piaf. C’est un allegretto commodo avec un thème plaintif, romantique et… un ralentissement final : « Céder beaucoup », écrit Poulenc. L’improvisation ! Ce genre (qui n’en est pas un) lui va à merveille, lui qui adore l’inclassable, l’instantané, les feuillets d’album et les thèmes variés… Au bas du manuscrit, il précise que la 13e et la 14e improvisations devraient être jouées « de préférence à la suite », tant elles sont complémentaires. Ces deux morceaux sont des pièges pour le pianiste amateur.

Étude n°12 en Do mineur (Op. 25)

Frédéric Chopin

C’est la vingt-quatrième étude écrite par Chopin. Elle est surnommée L’Océan à cause des longs mouvements des mains qui tracent, sur l’étendue du clavier, de lourds arpèges comparables aux vagues de l’océan. Au-delà de l’analogie, assez exacte par ailleurs sur le plan technique, cette étude est souvent considérée comme le couronnement des deux cahiers (Op.10 et Op.25). Elle peut être assimilée en effet à la première étude en Ut majeur dont elle est le pendant obscur et douloureux : écoutez le pouce de la main droite qui marque puissamment, sur le premier temps, l’un des thèmes les plus désespérés de Chopin.

La 2e des auditions de piano 2019

AUDITION
de piano
du 14 juin 2019

Les enregistrements réalisés par Michel Martinet
sont publiés avec l'autorisation des élèves et de leur professeur Pierre Mercier.

PIANO

Quatre extraits de « Jatekok »

György Kurtág

Ces quatre pièces brèves tirées de Jatekok (« jeux » en hongrois) sont interprétées par Micheline Ferret. Dans l’ordre : Paumes côte à côte…, IVb 6, Perpetuum Mobile (objet trouvé), …et encore une fois, fleurs nous sommes…

Dès la fin de la guerre, György Kurtág fait ses études musicales à Budapest, dans un conservatoire profondément marqué par la figure de son grand compatriote Béla Bartók. Il y rencontre sa femme, Márta, pianiste, et fait la connaissance d’un autre jeune compositeur, György Ligeti.
Kurtág a toujours reconnu l’influence considérable de Bartók : un goût prononcé pour les mélodies populaires hongroises (et roumaines) et l’attrait pour un son très présent sont sans doute les deux éléments les plus visibles de cette influence, même si le traitement du matériau folklorique est très différent.
Kurtág habite dans la région de Bordeaux.

 

La 3e des auditions de piano 2019

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