LE COUP DE CŒUR DE…

Florence Akar

Herbert
von Karajan

Beethoven : Symphony no7
Enregistré au Philharmonique de Berlin,
Octobre 1971

Herbert von Karajan dirige la 7e Symphonie de Beethoven - Octobre 1971
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C'est qui le chef ?

Figure légendaire, Herbert Von Karajan est certainement un des interprètes qui laisse l’empreinte la plus profonde sur la musique de la seconde moitié du XXe siècle.
Dans cet extrait, sa concentration physique rayonne comme une énergie intemporelle : il dirige les yeux fermés et obtient de son orchestre des sonorités chaudes et poignantes.

Bien à vous,

Florence Akar

Qui était Herbert von Karajan ?

Herbert von Karajan a dirigé sans partition les plus grands : Maria Callas, Luciano Pavarotti, Glenn Gould, Yehudi Menuhin… Il a enregistré l’intégrale des symphonies de Beethoven et de Brahms. Son caractère est réputé difficile, il est ultra-autoritaire…

Il a d’abord voulu être pianiste. Or c’est finalement vers 20 ans qu’il abandonne l’idée d’une carrière et choisit la direction d’orchestre. À 21 ans seulement, il dirige ses tout premiers opéras, Les Noces de Figaro de Mozart à Ulm puis Salomé de Strauss à Salzbourg.
En 1937, il fait ses débuts à l’Opéra de Vienne en dirigeant Tristan et Isolde. En 1955, Karajan réalise son rêve ultime : diriger l’un des plus prestigieux orchestres au monde, l’Orchestre Philharmonique de Berlin. Il y impose même sa nomination à vie. Dans cette fonction, il succède à Wilhelm Furtwängler et Sergiu Celibidache. La conjonction entre l’Orchestre philharmonique de Berlin et Wilhelm Furtwängler fut très souvent considérée comme le sommet de l’histoire de l’orchestre et même de toute l’histoire de la direction orchestrale.

Un orchestre au sommet de son art…

Klaus Geitel écrit à ce sujet : « L’autorité musicale de Furtwängler, la conscience qu’il avait de son propre charisme, son art expressif parvenu à un niveau extrêmement élevé firent de l’Orchestre philharmonique de Berlin le vicaire terrestre de la musique symphonique occidentale. Les membres du Philharmonique de Berlin semblaient faire plus que de la musique ; ils donnaient l’impression de jouer pour exprimer une conception du monde. » Pendant cette période en effet, l’orchestre réalisa de nombreux enregistrements parmi les plus importants du XXe siècle souvent considérés par la critique comme des sommets encore inégalés. »

Philippe Jordan, autre grand chef, à la direction de l’orchestre de l’Opéra de Paris écrit de son côté : « Un chef doit certes prendre des décisions, contrôler, marquer son empreinte. Mais le grand art est de n’avoir plus besoin de montrer, que sa vision s’impose comme une évidence, que les musiciens se l’approprient à leur façon. Quand cela arrive, c’est magique ! »

Publication : avec la collaboration de gdc, bénévole – 29/04/2020
Sources : YouTube,
Wikipedia…

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